Mercredi 3 Octobre 2007
Renan Luce
Par tornade, Mercredi 3 Octobre 2007 à 10:20 GMT+2 dans Musique
Voilà je m'absente quelques mois et tout part en vrille. Cours de rattrapage pour ma Didine.
Biographie prise sur son MySpace :
Tout commence comme un western en chambre, une chevauchée apprivoisée,
une sombre et drôle histoire de voyeur racontée, caméra subjective au
poing, par lhomme qui nous intéresse ici. Renan Luce préfère donc « aux
voisins les voisines », et à en juger par son goût des rythmiques qui
trottinent, galopent ou semballent carrément, il a peut-être appris la
musique en regardant, deux trous découpés dans les draps, John Wayne
sillonner la vallée, Charles Bronson rissoler pendant des heures au
soleil ou Lucky Luke seffacer à contre-jour sur lhorizon. Poor lonesome
cowboy ? Sa chanson Repenti nous le confirme, et le goudron et les
plumes de la pochette également, Renan Luce aime endosser des rôles
plus grands que lui, sentir le frisson de laventure lui rebrousser les
poils. Il aime aussi la poésie et la dérision, et puis chanter à sen
faire dérailler la voix des petites histoires étonnantes à lintérieur
desquelles on se sent immédiatement à laise, cueillis toutefois par
leur charmante virtuosité. Mais revenons au western, puisquil se trouve
que Renan est originaire du Far West français, du Far Ouest si on
préfère - de Morlaix pour être précis -, théâtre dune enfance
tranquille et studieuse, souvent derrière un piano ou un saxophone.
Dix ans de Conservatoire plus loin, ses envies le poussent hors des
limites du classique. Son frère aîné poursuit une carrière de
concertiste pendant que Renan bifurque vers les musiques légères,
troque le piano contre une guitare et, presque sans complexe, commence
à écrire. Il a 17 ans, beaucoup dillusions, mais il se rend compte
assez vite quà trop tourner autour de son nombril, ses textes vont
bientôt sy noyer dans lindifférence générale. Heureusement, il y a
Georges Brassens, finalement le seul chanteur country français. Cette
découverte encourage Renan à peaufiner ses chansons quil envisage
désormais concises, érudites, un peu loufoques et surtout très libres.
Tout séclaire subitement du jour où il décide de se mettre à distance
raisonnable de ses histoires. En premier spectateur, il sétonne de
leurs audaces, de leurs tournures folles, du sourire jamais facile
quelles ont le pouvoir de faire éclore et aussi des petites émotions
quelles transportent comme une précieuse offrande. Depuis quil laisse
son imaginaire sécarquiller au fil de la plume, il ne connaît plus
langoisse de la feuille blanche, il lui arrive en revanche de se mettre
à sa place (Je suis une feuille), où de tomber amoureux sans honte dune
femme de « lettre » qui ne lui était pas destinée. Usurpateur didentité
occasionnel pour les besoins narratifs de ses chansons, Renan Luce
possède en revanche une forte personnalité dauteur-compositeur qui
rénove danciens canons de la chanson folk made in France (Le Forestier,
Moustaki, Dick Annegarn) en leur faisant croiser ses héritiers récents
les plus turbulents (Thomas Fersen, Albin de La Simone). Il a 26 ans
aujourdhui, il a déjà écumé des scènes aux capacités extrêmes des bars
borgnes à trois tables jusquau Zénith, en première partie de Bénabar.
Lan dernier, il a proposé un rendez-vous dominical pendant trois mois
dans un théâtre parisien pour y rôder un répertoire dont on commence,
ici et là, à louer loriginalité, la subtilité mais également la manière
unique dont la voix de Renan le transporte. Enfin, tout récemment, il a
reçu une première distinction lors du très réputé festival Alors chante
! de Montauban, doù il est reparti lesté du prix le plus convoité :
celui du public. Pour son premier album, Renan Luce na pas simplement
cherché à reproduire une formule déjà validée sur scène. On en retrouve
certes les ingrédients de base les guitares, la contrebasse, lorgue
mais également une vaste palette dinstruments, de sons, décumes et
datmosphères qui embrasent certaines chansons, en dégoupillent dautres,
surprennent toujours par leur variété de timbres et de rythmes.
Jean-Louis Piérot à la réalisation et Bruno Dejarnac à la prise de son
et au mixage furent à ce titre des partenaires déterminants pour mettre
un peu dordre dans les idées de Renan, lui qui cherchait notamment à
retrouver les sensations chaleureuses de certaines productions folk des
années 60-70. A écouter Lacrymal circus et son bastringue distingué, on
reconnaîtra lempreinte lointaine de Tom Waits, tandis que I was here
possède quelque chose de Dylan que peu de français avaient réussi avant
lui à capturer. Scénariste pétri dempathie pour sa petite comédie
humaine dont chaque personnage possède sans doute un peu de son ADN de
Monsieur Marcel, le fossoyeur narcoleptique jusquà linsomniaque de Nuit
blanche - Renan Luce sautorise un seul autoportrait frontal, le temps
du voluptueux et tentaculaire Mes racines. Cette fois, il donne sans
doute rendez-vous du côté de chez Ferré, surtout pour cette façon dêtre
épique sans jamais tomber dans lemphase. Ce « savoir doser », cette
façon doser aussi des formes musicales nouvelles pour chacune ou
presque de ses chansons - avec toutefois une tonalité densemble
aérienne et acoustique , cette écriture saillante, déjà unique, font
que Renan Luce en impose demblée. « Cherche regard neuf sur les choses
» dit Liris et la rose, la dernière chanson de son premier album. Ne
cherchons plus.
Perso j'adore. Ses textes sont extrêmement bien écrit, la musique est très bien. Ma Didine je te conseille d'écoute, je suis certaine que ça va te plaire.
Les paroles Des Voisines ( trouvées sur là ) :
J'ai toujours préféré aux voisins les voisines
Dont les ombres chinoises ondulent sur les volets
Je me suis inventé un amour pantomime
Où glissent en or et noir tes bas sur tes mollets
De ma fenêtre en face
J'caresse le plexiglas
J'maudis les techniciens
Dont les stores vénitiens
Découpent en tranches
La moindre pervenche
Déshabillée
J'ai toujours préféré aux voisins les voisines
J'ai toujours préféré aux voisins les voisines
J'ai toujours préféré aux voisins les voisines
Qui sèchent leurs dentelles au vent sur les balcons
C'est un peu toi qui danse quand danse la mousseline
Invité au grand bal de tes slips en coton
De ma fenêtre en face
J'caresse le plexiglas
Je maudis les méninges
Inventeurs du sèche-linge
Plus de lèche-vitrine
A ces cache-poitrines
Que tu séchais
J'ai toujours préféré aux voisins les voisines
J'ai toujours préféré aux voisins les voisines
J'ai toujours préféré aux voisins les voisines
Qui vident leurs armoires en quête d'une décision
Dans une heure environ, tu choisiras le jean
Tu l'enfil'ras bien sûr dans mon champ de vision
De ma fenêtre en face
J'caresse le plexiglas
Concurrence déloyale
De ton chauffage central
Une buée dense
Interrompt ma transe
Puis des épais rideaux
Et c'est la goutte d'eau
Un raval'ment d'façade
Me cache ta palissade
Une maison de retraite
Construite devant ma f'nêtre
Sur un fil par centaines
Sèchent d'immenses gaines
J'ai toujours préféré aux voisins les voisines
J'ai toujours préféré aux voisins les voisines
J'ai toujours préféré aux voisins les voisines
J'ai toujours préféré aux voisins les voisines
J'ai toujours préféré aux voisins les voisines
J'ai toujours préféré aux voisins les voisines
Et pour finir le clip de sa chanson la plus connue par le public : La lettre
Voilà ma Didine tu vas pouvoir de nouveau te la péter 
La nouvelle a été annoncée hier soir sur le
Voilà un article que je dois faire depuis octobre 2006 et que j'avais un peu oublié mais grâce à Cécile je m'y met afin de pouvoir finir notre discussion, à laquelle vous pouvez vous joindre bien entendu.





























