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Pendant les premiers siècles de notre ère, en raison de la domination romaine, toute une partie du monde méditerranéen se rassemble en une vaste communauté linguistique qui durera aussi longtemps que se maintiendra l'unité de l'empire. Ces populations, d'origines fort diverses, ont en commun un statut politique scellé par l'emploi d'une même langue, le latin. Cette langue se diversifie toutefois du fait de l'influence des parlers autochtones auxquels elle se superpose avant de les éliminer. La chute de l'Empire romain, au Ve siècle, et les invasions barbares qui la précèdent et la suivent aboutissent au découpage de l'ancien empire en une série de nouvelles unités linguistiques.
Le latin, comme langue parlée, disparaît après le VIe siècle ou, plutôt, se transforme en un certain nombre de parlers nouveaux : l'espagnol, le portugais, le français, l'occitan, l'italien et le roumain. Le latin subsiste malgré tout pendant tout le Moyen-âge comme langue de culture et sert à exprimer ce qui concerne la vie de l'esprit : la religion, la philosophie, la science, les lettres.
En Gaule, les Francs installés au nord de la Loire fondent, sous Clovis, un royaume qui sera le berceau de la France. Leur influence linguistique se limitant à cette partie du territoire déterminera l'actuelle division de la France en parlers d'oïl et parlers d'oc, ces deux mots signifiant oui dans chacun des deux idiomes.
Il existe cinq dialectes occitans qui sont : le provençal, le languedocien, le gascon, le limousin et l'auvergnat.
C'est entre dix et douze millions que l'on estime généralement le nombre actuel des usagers de l'occitan, mais il est difficile de vérifier cette estimation à cause de la complexité de la situation linguistique.
Cette société tolérante, dans un monde qui l'est peu, accepte et encourage la propagation d'une nouvelle loi, le catharisme. Cette attitude provoque une réaction violente : une croisade lancée par le pape Innocent III et menée par les rois de France. Dite des Albigeois, cette croisade, dont le prétexte est la lutte contre l'hérésie, aboutit à la conquête des régions du Sud par la France, en 1229, et au déclin de la civilisation et de la littérature méridionales, une fois éteints les derniers feux de la révolte exprimés dans les poèmes polémiques, les "sirventès". Mort de Simon de Montfort
La colonisation des régions conquises ne se fait pas sans peine : de nombreuses révoltes éclatent, mais elles sont réprimées dans le sang et n'aboutissent pas. La langue occitane reste parlée, mais la langue écrite, celle de l'administration devient peu à peu celle du pouvoir : le français.
Au début du XVIIe siècle, on assiste à une forte recrudescence de créations occitanes: oeuvres carnavalesques, théatre, satires, noëls, spectacles de rue. Mais le classicisme et le pouvoir absolu de Louis XIV consomment l'aliénation culturelle: des Académies locales, filiales de l'Académie Française, sont créées dans le but de répandre le français. Les enfants de la société nantie sont éduqués en français par les Jésuites. Cependant la langue d'oc continue d'être parlée par tout le corps social et, si on ne l'écrit plus, on réédite les écrits du début du siècle qui ont un public nombreux.
Au XVIIIe et jusqu'au milieu du XIXe siècle se succèdent les périodes de stérilité et les périodes de renouveau. L'Occitanie, victime de la volonté centralisatrice issue de la révolution et perpétuée par les divers régimes qui l'ont suivie est une réalité linguistique, mais n'a pas d'existence administrative ni politique.
Une culture qui ne s'appuie pas sur des moyens réels de création et de diffusion, privées d'écoles, de librairies, de télévision, de cinéma est-elle viable ? Depuis le début des années quatre-vingt, les maisons d'édition occitanes font faillite les unes après les autres, le français et l'occitan se confirment dans leur rôle de langue dominante et langue dominée, la première régnant sur la vie publique, la deuxième se limitant aux relations de travail, à l'intimité ou aux plaisanteries.
De moins en moins de jeunes comprennent et parlent la langue. Sans une reconnaissance de l'occitan comme langue officielle sur son territoire avec emploi dans l'administration, enseignement de la langue à l'école et création de médias, dans quelques décennies, il ne sera plus connu que de quelques universitaires ou de quelques "vieux fossiles" que l'on montrera aux touristes.
Chanson traditionnelle
Se canto, que canto
Canto pas per you
Canto per ma mio
Qu'es al lent de you
Aquelos montagnos
Qué tan aoutos sount,
M'empatchon de bésé
Mas amous oun sount
Debat ma fenestro,
Ya un aousélou
Touto la neî canto,
Canto sa cansou.
Baïssas bous mountagnos
Planos aoussas bous !
Perque posqui bésé
Mas amous oun sount.
Aquélos mountagnos
Tant s'abacharan
Mas amourettos
Se rapproucharan.
Voilà c'était un petit cours d'histoire sur ma région. J'aime pas l'histoire en général mais celle de l'Occitanie me passionne. En ces temps où l'on se cherche, où la mondialisation nous envahit, ou les anglicismes sont courants, bah moi j'aime être chez moi, dans ma région avec la chance d'avoir 2 langues, des panneaux de signalisations bilingues etc...
Mon seul regret : qu'on m'est refusé d'apprendre l'Occitan à l'école. Ca sert à rien qu'on m'a dit. Résultat à l'heure actuelle je suis pour un enseignement bilingue dès la maternelle.
Moi j'apprends comme je peux. Je connais pas mal de mots Occitan mais je suis incapable de tenir une conversation. Heureusement nos vieux eux le parle encore et me permettent de les écouter. Et paradoxalement je comprends assez bien ce qu'ils disent mais je n'arrive pas à parler.
Aujourd'hui à Carcassonne il y a une grande manif. pour la défense de la langue et de la culture occitane.
J'espère qu'il y aura du monde car même si ça ne fera pas changer les politiques, la population occitane, elle, commence à se bouger pour préserver notre patrimoine mais il faudrait se mobiliser encore plus. L'apprentissage de la langue, par exemple, doit être un choix que l'on ne devrait pas se voir refusé.
Il existe des écoles bilingue français / occitan, les calandretas, malheureusement elles ne sont pas assez nombreuses en Midi-Pyrénées mais elles ont au moins le mérite d'exister.
Si vous voulez en savoir plus c'est ici :
calandretas