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Méfaits Divers de Xavier Cantat

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Voici un bouquin qui me tient particulièrement à coeur. J'attendais que les passions se calment pour vous en parler. Peut-être certains d'entre vous l'ont lu car ce bouquin est sorti en novembre 2004.

Ce livre a été écrit par Xavier Cantat,le frère de Bertrand Cantat chanteur du groupe Noir Désir. suite au drame de Vilnius.

Alors que tous les médias en France et ailleurs se déchainent sur Bertrand Cantat, que la famille Trintignant fait la une de tous les journaux, aucun membre de la famille Cantat ou des Noir Dez ne s'est exprimé, par pudeur et par respect.

Ce livre n'apporte aucune vérité, ne donne aucun élément croustillant sur cette affaire, c'est 'simplement' le livre d'un frère en plein désarroie. Il exprime et retrace ce qu'a été sa vie depuis ce mois de juillet où Bertrand commet l'irréparable. Il explique pourquoi sa famille et les Noir Dez ont fuit les journalistes, pourquoi ils ne se sont pas exprimé sur cette affaire et remet certaines pendules à l'heure.

Il n'excuse en rien le geste de son frère, ne le comprend pas mais Bertrand reste son frère. Et pour son frère il doit remettre certaines choses à leur place et certaines personnes aussi.

Quand ce livre est sortit il a déchainé les gens, on a dit que c'était une honte, que la famille Cantat n'avait pas le droit de s'exprimer sur ce sujet etc... Je ne vois pas pourquoi est-ce qu'ils devraient être réduit au silence.

J'avoue que mon admiration pour les Noir Dez ne doit pas me rendre très objective sur ce sujet. Je suis comme beaucoup je ne comprends pas ce qu'il s'est passé, comment est-ce que Bertrand Cantat en est venu à ce geste... mais c'est pas une raison pour lui jeter des pierres maintenant. Son geste est atroce, il a tué quelqu'un, on ne sait toujours pas si c'est volontaire ou non, mais rien ne lui enlèvera son talent et tout ce qu'il a fait avec les autres membres du groupe pour la musique française, leur engagement auprès des plus faibles, des pauvres ou des moins représentés.

En France on aime tant que tout va bien mais dès qu'il y a un problème tout le monde se barre. Heureusement on est encore beaucoup à soutenir les Noir Dez, nous on ne les a jamais censuré contrairement aux radios et certaines tv. Les Noir Dez ça fait 15 ans que je les connais et j'espère sincèrement que quand Bertrand Cantat soritra de prison, ils sortiront un nouvel album. Cette année ils ont déjà eu le courage de sortir un double cd live et un double dvd live, je ne sais pas à combien se monte les ventes mais une chose est sûre c'est que moi je les ai et que s'ils sortent un autre album un jour je serais parmis les premières à l'acheter.

Bref pour en revenir au sujet, si vous voulez une autre vision que celle donnée par les médias au moment de cette affaire, je vous conseil de lire ce bouquin. C'est un livre magnifique et extrêmement touchant. Et n'oublions pas que dans ce drame les premiers à souffrir ce sont les enfants.

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Je suis noir et je n'aime pas le manioc.

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Gaston Kelman, 50 ans, est un homme dangereux. Originaire du Cameroun, urbaniste de formation, il vit en France depuis le début des années 1980. Aujourd'hui, il se sent plus proche de la Corrèze que du Zambèze et préfère la valse viennoise à la danse dombolo. Pour lui, un Noir n'est rien d'autre qu'un Blanc à la peau foncée. Avec de tels arguments, il lui est arrivé plus d'une fois de se sentir incompris. Il aurait pu en faire une dépression. Il en a fait un livre, qui sort ces jours-ci. Sous son titre d'opérette, Je suis noir et je n'aime pas le manioc (éd. Max Milo) tient plus de la bombe à neutrons que de la pochade sociologique.


Au risque de pulvériser les idées reçues sur la noblesse et les cicatrices de la négritude, Gaston Kelman fait des Africains vivant en France les premiers responsables d'une intégration qui n'avance pas. «Responsables mais pas coupables», précise l'homme, qui connaît ses classiques. Car ce fiasco est, aussi, celui des militants de la cause. Et l'artilleur Kelman de pointer son canon sur les bataillons associatifs et politiques qui brandissent le droit à la différence, justifient la polygamie ou prônent la pratique des cultures d'origine.

Que leur reproche-t-il, au juste? De tendre un miroir déformant à une population qui ne demande qu'à s'y reconnaître. Il jure qu'il en sait quelque chose. Lui aussi a milité à gauche et a longtemps pensé que l'invite de François Mitterrand aux travailleurs immigrés - «Vous êtes chez vous» - constituait le nec plus ultra de la politique d'intégration. Aujourd'hui, il croit davantage à l'hospitalité façon Pasqua: «Vous êtes chez nous.»

Directeur de l'Observatoire urbain d'Evry (Essonne) durant dix ans, il a ausculté sans relâche le quotidien des minorités regroupées dans ces villages verticaux que sont les foyers de travailleurs et certaines barres d'HLM. Il n'y a vu qu'un conservatoire pathétique des clichés ancestraux. «Les Noirs savent rire, danser, s'habiller: la belle affaire! enrage-t-il. Moi, je n'ai pas le rythme dans le sang, j'ai des globules. Et quand il s'agit de comprendre pourquoi les Noirs sont déclassés socialement, je ne vois pas la nécessité de refaire l'histoire d'un peuple qui a beaucoup souffert.»

Gaston Kelman dénonce pêle-mêle le penchant des Noirs pour la «victimisation» et le regard condescendant de la société française à leur égard. Il se méfie des rengaines trop charitables, défend le principe de réalité - «Vous êtes noirs, ça va être plus dur pour vous que pour d'autres, voici les règles du jeu» - et exige la tolérance zéro. En fait, il voudrait que les Africains soient des Roumains. «On ne passe rien aux Roumains. Pourquoi ce fatalisme envers les Noirs? Si je me fais pincer dans le métro sans ticket, il suffit que je bredouille deux ou trois mots en petit nègre pour que le contrôleur passe son chemin en haussant les épaules. C'est intolérable.»

Tout le met en colère. Même les scènes de liesse qui ont accompagné le parcours de l'équipe du Sénégal lors de la dernière Coupe du monde de football lui laissent un goût amer. «Au soir de son élimination en quart de finale, les Noirs se sont mis à danser dans les rues de Paris, sous l'oeil des caméras. J'en aurais pleuré. Après tout, les Africains sont les meilleurs footballeurs du monde. Quand je pense que les Coréens, qui, naguère, savaient à peine à quoi ressemblait un ballon de foot, ont failli décréter une journée de deuil national après leur défaite en demi-finale...»

Gaston Kelman a écrit un livre provocateur dont le mérite incontestable est de rappeler que le débat sur l'intégration n'est pas qu'un problème de foulard et de religion. C'est aussi une histoire de vérités vraies que l'auteur se fait fort de balayer avec un art consommé de la formule. Le chapitre intitulé «Je suis noir et j'en ai une petite» témoigne de son sens du raccourci.

L'express livres

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Les fourmis

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Voici une trilogie excellente ( comme tout ce que fait B. Werber de toute façon). Même si ces petites "choses" ne nous intéresse pas spécialement il faut le lire. Après avoir lu ce bouquin on a une autre vision des fourmis et on se prend même à les observer. Mélangeant les détails scientifiques et la fiction on ne sait plus très bien ce qui est vrai et ce qu'il ne l'est pas.
Je vous conseille vivement de suivre les péripéties de 103 683.
Bonne lecture ;D

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